
Montréal, le mercredi 18 mars 2026 - AluQuébec accueille avec prudence le budget 2026-2027 présenté aujourd’hui par le ministre des Finances du Québec, M. Éric Girard, et estime qu’il ne répond pas à la hauteur des pressions économiques et commerciales qui fragilisent actuellement les équipementiers et les transformateurs québécois de l’aluminium.
« Le contexte actuel exigeait des mesures ciblées et cohérentes pour soutenir les entreprises de la filière aluminium. Malheureusement, le budget présenté aujourd’hui ne répond pas aux besoins réels des équipementiers et des transformateurs québécois, qui font déjà face à une accumulation de chocs économiques majeurs et qui lancent depuis plusieurs mois des signaux d’alertes sur la capacité de leurs entreprises à survivre dans un environnement où les tarifs douaniers demeurent », a déclaré Charlotte Laramée, présidente-directrice générale d’AluQuébec.
Cette réponse jugée insuffisante survient dans un contexte particulièrement préoccupant : la crise du Moyen-Orient s’ajoute à une succession de chocs déjà absorbés par les entreprises manufacturières incluant la pandémie, la guerre en Ukraine, l’instabilité géopolitique et la pression que subissent depuis plus d’un an les transformateurs québécois de l’aluminium dans le contexte des tarifs douaniers américains.
Les retours du terrain montrent clairement trois réalités : des pertes financières immédiates, des efforts de diversification difficiles, un manque de prévisibilité entraînant un gel des investissements avec des effets durables sur la compétitivité.
« Les entreprises ont fait preuve d’une résilience remarquable au cours des dernières années. Mais aujourd’hui, plusieurs nous disent que la situation devient exceptionnellement difficile à absorber. Dans ce contexte, nous nous attendions à un budget plus structurant pour protéger la capacité d’action de nos PME du secteur aluminium », a ajouté Charlotte Laramée.
AluQuébec tient à souligner les investissements prévus dans le cadre du Plan québécois des infrastructures (PQI), rehaussés de plus de 5 milliards de dollars sur six ans et se tient prête à collaborer avec le gouvernement pour veiller à l’intégration de l’aluminium transformé localement dans ces projets publics.
Toutefois, pour AluQuébec, le gouvernement aurait dû poser des gestes plus nets, notamment en :
« Le Québec ne peut pas se permettre de laisser l’aluminium demeurer un angle mort de ses priorités économiques. Il s’agit d’une filière stratégique qui joue un rôle structurant dans plusieurs chaînes industrielles essentielles et qui mérite une réponse sectorielle, à la hauteur des défis actuels », a conclu Charlotte Laramée.
À propos d’AluQuébec
AluQuébec est la grappe industrielle qui représente et mobilise les PME de la filière de l’aluminium au Québec. En fédérant l’écosystème autour de projets structurants, l’organisation soutient la croissance et la des entreprises, stimule l’innovation et favorise une plus grande utilisation de l’aluminium. AluQuébec agit comme catalyseur pour renforcer la place de l’aluminium québécois sur les marchés stratégiques et créer des retombées durables pour l’économie du Québec et du Canada.
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Source : AluQuébec
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